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Le centre taïwanais de contrôle des épidémie, organe créé dans la foulée de l’épidémie de Sras en 2003, a recours au big data pour rechercher les porteurs potentiels du virus, et surveiller ceux en quarantaine.« Partout où nous allons, nous laissons des empreintes numériques, ce que ce soit en retirant de l’argent, au travers de l’utilisation de notre carte bancaire », expliquait à la radio PRI Leong Hoe Nam, spécialiste des maladies infectieuses à Singapour. Pékin est allé le plus loin dans les technologies controversées, au travers de l’analyse de données à grande échelle et du déploiement tous azimuts de technologies d’intelligence artificielle. Dans un climat de suspicion, les géants de l’Internet Alibaba et Tencent ont créé des applications mobiles qui permettent aux Chinois d’attester de leur niveau de risque supposé auprès des autorités. Ils peuvent s’en servir pour obtenir dans leur téléphone un code QR, dont la couleur dépend de leurs visites (ou non) dans des lieux classés à risque : vert (aucune restriction n’est imposée), jaune (quarantaine de 7 jours) ou rouge (quarantaine de 14 jours).

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