S’il ne fallait retenir qu’un chiffre pour résumer à la fois le potentiel de la Tunisie en matière de technologie et de digital, et sa nécessaire orientation vers l’Afrique, ce serait celui-là : la Tunisie forme, chaque année, 10 000 ingénieurs dans le secteur. Ceci étant dit, « pays de paradoxe », si les autorités tunisiennes affichent, et ce depuis plusieurs années, l’ambition de se positionner comme hub tech, elles peinent à apporter des réponses à des freins majeurs. « En termes de faiblesse, poursuit Karim Koundi, « Il y a beaucoup à faire au niveau de la mobilité et du transport des produits, services et personnes à l’intérieur du continent. Basée dans la zone dédiée à la Tech tunisienne, Innovation City, à Sousse, l’entreprise, qui compte une filiale à Paris, est spécialisée dans le secteur de la sécurité. On travaille pour Airbus, Michelin, Securitas… Et le but est de pénétrer, progressivement, l’industrie de la sécurité à travers cette innovation. » Une ambition encouragée par un écosystème propice à l’innovation explique Anis. « L’écosystème tech tunisien est en effervescence et encourage de plus en plus de start-up à l’innovation et à l’internationalisation. Si depuis la création du Start-up Act, la Tunisie connaît une augmentation de 30 % de créations de jeunes pousses, de plus en plus sont directement orientés vers le marché africain. Le Gouvernement tunisien a pris conscience de l’importance de l’IA & de l’industrie 4.0, et en a fait une priorité, il peut compter sur un écosystème start-up très performant, et sur sa diaspora. Plusieurs projets de smart city émergent aussi, notamment à travers l’initiative Tunisian Smart City. Mais également l’association Bizerte 2050, créée en 2009 qu opère pour le développement de la région de Bizerte à travers des concepts innovants, inclusifs et futuristes.

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