Des navires cargos de grain doivent observer une quinzaine de jours de latence avant de charger, notamment en Argentine”, relate Claude Georgelet d’Agritechtrade. Ainsi la Chine, qui produit et garde déjà la moitié de tout le riz de la planète, “vient d’importer un million de tonnes de blé à la France, ce qui est totalement inhabituel”, indique le spécialiste des cours des matières premières agricoles. Ainsi la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et l’Indonésie ont annoncé une réduction de leurs exportations de riz, la Russie de ses céréales, l’Ukraine de tournesol et d’huile, et le Kazakhstan de blé. “Des pays comme l’Algérie, qui avait tablé pour son budget annuel sur un baril à 70 dollars, se retrouve à les vendre entre 20 et 25 dollars, alors que dans le même temps, la tonne de blé et de riz se renchérit”, déplore Thierry Pouch.
La France a un rôle à jouer Nous allons être à nouveau sollicité par les pays du Maghreb qui préféraient jusque-là acheter leur blé moins cher à la Russie, pointe Thierry Pouch. Le problème, c’est qu’on ne pourra pas satisfaire tout le monde”.

Le cours du blé depuis le 1er janvier 2020 (Agritectrade) -
Le cours du blé depuis le 1er janvier 2020 (Agritectrade) –
Le cours du riz depuis le 1er janvier 2020 (Agritectrade) -
Le cours du riz depuis le 1er janvier 2020 (Agritectrade) –

Lire la suite sur : https://www.bfmtv.com/economie/coronavirus-une-crise-alimentaire-couve-sous-la-crise-sanitaire-1894192.html