L'Algérie s'attaque aux fake news

Image : Louiza Ammi/Liberté
Les auteurs et diffuseurs de fausses nouvelles sont passibles, selon les nouvelles dispositions, d’un à trois ans de prison, et la peine est doublée en cas de récidive. Les peines peuvent être plus lourdes, de trois à cinq ans de prison « si ces actes sont commis durant les périodes de confinement sanitaire ou d’une catastrophe naturelle, biologique ou technologique ou de toute autre catastrophe ». Le 4 mars dernier, le président Abdelmadjid Tebboune avait déclaré : « Les fake news sont une atteinte à la morale de la société et susceptibles de saper les institutions et la cellule familiale. Ce fut le cas, à titre d’exemple, de cette femme à Oran interpellée fin mars pour avoir diffusé une vidéo sur Facebook annonçant que des personnes mises en quarantaine après leur rapatriement de France ont pu quitter le lieu de confinement grâce à des « connaissances ».Les textes n’évoquent pas de délit et ne prévoient pas de peines aussi dures pour la publication d’une information qui serait fausse », fait remarquer l’avocat Abdelghani Badi dans un entretien à un média local.

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