Coronavirus : face aux infox, les scientifiques s’adaptent sur les réseaux sociaux pour contre-attaquer

Avec ses photos de chats et son ironie parfois cinglante, Mathieu Rebeaud, chercheur en biochimie, a quasiment triplé ses abonnés sur Twitter depuis le début de la pandémie de Covid-19. Avec l’omniprésence des réseaux sociaux, il faut aller vite, taper large et utiliser Twitter, Facebook ou YouTube pour faire passer les messages simples de prévention ou poser les bases de la virologie et de la démarche scientifique, estiment aussi les experts interrogés. “Comment communiquer dans ce contexte d’incertitude radicale ?”, résume Mikaël Chambru, spécialiste de la communication scientifique à l’Université de Grenoble-Alpes (sud-est de la France).De toute façon, “on n’a pas le choix”, pense Jean-Gabriel Ganascia, président du comité d’éthique du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). “Il faut faire feu de tout bois”, acquiesce Jean-François Chambon, médecin et directeur de la communication de l’Institut Pasteur, qui n’a pas eu d’autre choix que de démentir avec force en mars une vidéo extrêmement virale accusant l’institution d’avoir “créé” le SARS-Cov-2. Le 22 mai, quelques heures après la sortie d’une vaste étude sur les effets de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine, elle en twittait le résumé en une phrase: “moins de survie et plus d’arythmies ventriculaires”. “Démonter une connerie, ça prend 10 fois plus d’énergie” que de la diffuser, résume Mathieu Rebeaud, rejoignant le constat d’une étude de la revue “Science” qui notait en 2018 que “les mensonges se diffusent plus vite que la vérité”.

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