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A 19 h 32, une dame de 81 ans est transférée de sa maison de retraite à l’hôpital privé St Augustine de Durban. Son langage est brouillé, une partie de son corps ne répond plus. Deux jours plus tard, le professeur Tulio de Oliveira et le docteur Richard Lessells, spécialiste des maladies infectieuses, reçoivent un coup de fil de l’épidémiologiste le plus en vue du pays. Sa radiographie de la contamination au sein de l’hôpital St Augustine est « la plus détaillée » du genre à ce jour, d’après le magazine Science. Salim Abdool Karim confirme : « Leur rapport est d’une profondeur que je ne vois pas souvent dans ce type de travail. Ils découvrent également qu’elle présentait de la fièvre la vieille de sa sortie de l’hôpital, après son léger AVC. Une seule explication permet de faire tenir le puzzle ainsi reconstitué. Les échantillons du premier patient, qui auraient pu confirmer l’origine de l’épidémie, sont introuvables, mais cinq autres prélèvements effectués à Durban, sans lien avec l’hôpital, appartiennent à d’autres souches, ce qui conforte l’hypothèse des chercheurs.Devenue un outil de référence pour le comité scientifique sud-africain chargé de la pandémie, l’étude confirme la rapidité avec laquelle le SARS-CoV-2 peut se propager dans le milieu hospitalier.

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