En Algérie, l’Aïd sous le signe du coronavirus

La fête de l’Aïd est maintenue alors que le pays fait face à une hausse inquiétante du nombre de cas de Covid-19. Face à la recrudescence des cas, les autorités ont annoncé jeudi 16 juillet le prolongement, pour une durée de dix jours, des mesures de confinement partiel pour les 29 wilayas les plus concernées.Mais d’autres voix, comme celles de l’association des Oulémas, du syndicat des Imams ou du personnel du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, ont rejeté tout appel à l’annulation du rituel sacrificiel. Le dernier mot est revenu à la commission ministérielle des Fatwas, seul organisme habilité à trancher sur les questions d’ordre religieux. Conséquence : en début de semaine, décision était prise de fermer tous les marchés à bestiaux sur le territoire de la wilaya de Guelma. Les walis de Relizane et Djelfa lui ont emboîté le pas. Les camions chargés de moutons sont désormais interdits de rentrer dans Alger. Ailleurs, la population continue de fréquenter les souks, alors que les prix du mouton connaissent une hausse vertigineuse du fait des restrictions de sa vente.La question du maintien ou non de l’Aïd a fait naître un autre débat, certains estimant que les religieux n’ont pas à se prononcer sur une question de santé publique.

Lire la suite sur : https://www.jeuneafrique.com/1016439/societe/en-algerie-laid-sous-le-signe-du-coronavirus/