L’argument est que les investisseurs vont s’inquiéter de ce que le déficit public (5,4%) du PIB en 2025 ne sera réduit que lentement et de ce que le taux d’endettement public de la France (104% du PIB au second trimestre 2025) continuera à augmenter.Si l’inflation est de 1,5% par an, cette non-indexation réduit les dépenses publiques de 0,5 point de PIB chaque année (2,5 points de PIB au bout de 5 ans), soit 56 % de l’effort nécessaire et réduit le pouvoir d’achat des prestations sociales, toujours au bout de 5 ans, de 7,5%.On peut aussi la comparer à la Taxe Zucman (taxer à 2 % les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, en déduisant de la taxe les autres impôts payés) rapporterait de 0,5 à 0,7 point de PIB soit de 11 à 15 % de l’ajustement nécessaire.
Le scénario le plus probable est donc un scénario de dépréciation continuelle de la signature de l’Etat français, pas un scénario de défaut ou de crise grave de la dette souveraine. On doit donc s’attendre à la poursuite de l’écartement des spreads de taux d’intérêt vis à vis des autres pays européens (aujourd’hui 80 points de base vis à vis de l’Allemagne et 22 points de base vis à vis de l’Espagne), mais pas à une crise brutale.
A un certain moment, dans le futur, le taux d’intérêt à long terme payé par la France deviendra si élevé que la France devra demander pour se financer l’aide de la Banque Centrale Européenne. Rappelons que les dépenses de protection sociale sont 5,8 points de PIB plus élevées en France que dans l’ensemble de l’Union européenne : 2,7 points de PIB pour les retraites, 1,7 points de PIB pour la santé, 0,9 point pour la famille et les aides au logement
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